
Une ode à la liberté et à l’amitié menée avec maestria. L’énigme. Août 1986, dans un monastère italien, un homme rend son dernier soupir, veillé par les moines. Depuis quarante ans, il habite parmi eux, pour « veiller sur elle ». Elle, c’est sa dernière œuvre, une statue qui trouble tous ceux qui la voient, cachée dans ce lieu par le Vatican pour en limiter l’accès. Quel est son secret ? La rencontre avec Viola. Au cours de ses dernières heures, entre souvenirs et divagations, l’homme plonge dans l’histoire de sa vie. Son apprentissage chez un sculpteur alcoolique et brutal, sur le plateau de Pietra d’Alba, fief de la puissante famille Orsini. Et surtout, sa rencontre avec la fille unique de la famille Orsini, qui se prend d’amitié pour ce sculpteur parti de rien, mais dont les mains ont du génie. Lui tombe amoureux de cette jeune femme entière, libre et passionnée.
Deux destins parallèles. Côte à côte, Viola et Mimo traverseront la moitié du XXe siècle, entre montée du fascisme et luttes de pouvoir. Il devient un artiste que l’on s’arrache, prêt aux compromis ; elle poursuit ses rêves, intransigeante. Les deux s’esquiveront, se retrouveront, tour à tour amis ou ennemis, sans jamais pouvoir vivre leur attirance ou s’en défaire. Et sans jamais trahir le serment qu’ils se firent le jour de leur rencontre.
J’ai lu ce roman avec plaisir, moi qui ne connaissais ni l’auteur ni sa plume, les personnages sont tous attachants que ce soit Mimo avec sa différence et son talent ou Viola qui est trop moderne pour son époque et surtout pour une femme.
L’auteur nous dépeint une fresque historique dans une Italie pleine de beauté, vous traverserez les collines d’orangers, les bas fond de Florence ainsi que les palais de Rome dans un climat politique agitée avec une forte montée du fascisme. Tout dans ce roman est très bien décrit est très instructif, je le conseille si vous voulez passer un bon moment avec Mimo et Viola et visitez l’Italie dans ses heures les plus sombres.