
Notre famille n’avait jamais rien possĂ©dĂ© d’autre que la force des bras des hommes et l’habiletĂ© des doigts des femmes. Ma grand-mĂšre, ses filles et ses belles-filles Ă©taient connues en ville pour leur prĂ©cision en matiĂšre de couture et de broderie, pour leur honnĂȘtetĂ© et leur fiabilitĂ©. » A la fin du XIXe siĂšcle, dans une petite ville de Sardaigne, une enfant est Ă©levĂ©e par sa grand-mĂšre suite Ă une Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra qui a emportĂ© toute sa famille. La vieille femme lui apprend Ă coudre afin de lui garantir sa libertĂ©. Au dĂ©cĂšs de sa grand-mĂšre, la jeune fille commence Ă rĂ©aliser des commandes de couture auprĂšs des familles riches de la ville. Au cours de ses visites pour prendre les mesures, dessiner, raccommoder les ourlets, elle entrevoit peu Ă peu un monde qui lui Ă©tait mĂ©connu jusqu’alors et dĂ©couvre les secrets de ses clientes.
J’ai adorĂ© ce roman contemplatif qui se dĂ©roule en Italie au XIXĂšme siĂšcle… On fait la connaissance d’une jeune couturiĂšre qui va nous raconter des histoires ou on dĂ©couvre les us et coutumes italiennes. Ce roman nous parle aussi de la condition fĂ©minine de toutes ses femmes qu’elles soient riches ou pauvres qui rĂȘve de libertĂ©, d’indĂ©pendance, on comprend vite que la sociĂ©tĂ© n’est pas tendre avec elles. La plume est plaisante et addictive !