
Cette fois-ci, il sâagit dâun vĂ©ritable roman policier avec une Ă©nigme, un lieu clos, des indices et des conjectures. Tout part dâun crime, et lâintrigue est entiĂšrement tendue par lâenquĂȘte et la recherche de lâassassin.
Lâaction se dĂ©roule Ă Florence, au XVIe siĂšcle. Le vieux peintre maniĂ©riste Pontormo a Ă©tĂ© assassinĂ© au pied des fresques auxquelles il travaillait depuis onze ans. Un tableau a Ă©tĂ© maquillĂ©. Un crime de lĂšse-majestĂ© a Ă©tĂ© commis. Vasari, lâhomme Ă tout faire du Duc de Florence, accessoirement considĂ©rĂ© comme lâinventeur de lâhistoire de lâart et le premier Ă avoir employĂ© le mot de « Renaissance », est chargĂ© de lâenquĂȘte.
La situation Ă Florence en 1557 exige doigtĂ©, discrĂ©tion, loyautĂ©, sensibilitĂ© artistique et comprĂ©hension politique. LâEurope est une poudriĂšre. LâItalie est le terrain oĂč sâaffrontent la France et lâEspagne, les deux grandes puissances. Le Duc de Florence, Cosimo de MĂ©dicis, doit faire face aux convoitises de la reine de France, sa cousine Catherine de MĂ©dicis, alliĂ©e Ă son vieil ennemi, le rĂ©publicain Piero Strozzi qui Ă©cume les environs avec lâarmĂ©e du Duc de Guise. La ville pullule de savonarolistes nostalgiques dâun ordre moral qui condamne les nuditĂ©s de Michel-Ange et de ses disciples maniĂ©ristes. Le pape lui-mĂȘme est un inquisiteur de la pire espĂšce, celui qui a instaurĂ© la mise Ă lâindex des livres jugĂ©s immoraux ou dangereux.
Une enquĂȘte policiĂšre Ă Florence en 1557 au cĂŽtĂ© des MĂ©dicis, il ne m’en fallait pas plus pour me plaire. L’intrigue policiĂšre admirablement Ă©crite et documentĂ©e, et le style Ă©pistolaire m’ont fait m’embarquer assez rapidement, mais le cĂŽtĂ© un peu rĂ©pĂ©titif m’a parfois lassĂ© au niveau des diffĂ©rents Ă©changes et j’y ai malheureusement trouvĂ© quelques longueurs, ce qui fait que ce sera un avis en demi-teinte pour moi.