đŸ‘©L’aile des vierges – PEYRIN Laurence

đŸ‘©Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allĂ©e de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cƓur lourd. Car aujourd’hui, Maggie O’Neill, un fort caractĂšre, petite-fille d’une des premiĂšres suffragettes, fille d’une fĂ©ministe active, va entrer comme bonne au service des trĂšs riches Lyon-Thorpe. Et la seule consolation de Maggie est que personne ne soit lĂ  pour assister Ă  sa dĂ©chĂ©ance, elle qui rĂȘvait de partir en AmĂ©rique et d’y devenir mĂ©decin. Qui en rĂȘve toujours, d’ailleurs. L’intĂ©gration parmi la dizaine de domestiques vivant comme au siĂšcle prĂ©cĂ©dent est difficile pour Maggie. Elle trouve ridicules les prĂ©occupations et exigences de Madame, surnommĂ©e par ses employĂ©s « Pippa-ma-chĂšre », car c’est ainsi que ses amies l’appellent Ă  grand renfort de voix haut perchĂ©es. Le maĂźtre de maison, lointain, l’indiffĂšre. Seul trouve grĂące Ă  ses yeux le vieux lord, ĂągĂ© de prĂšs de cent ans, qui perd la tĂȘte et la confond avec une mystĂ©rieuse Clemmie Ă  qui il dĂ©clare son amour.

Mais Maggie va bientĂŽt dĂ©couvrir que le maĂźtre de maison, John Lyon-Thorpe, est loin d’ĂȘtre l’hĂ©ritier phallocrate qu’elle imaginait. Ils entament une liaison passionnĂ©e. Comme elle, John est prisonnier de son destin, et veut s’en libĂ©rer. Il a grandi en Afrique, oĂč son pĂšre avait une immense propriĂ©tĂ©, et compte y retourner. Il Ă©prouve les mĂȘmes envies d’ailleurs que Maggie, le besoin de se sentir vivant. Et du jour oĂč elle s’avoue son amour pour John, Maggie comprend qu’elle va devoir choisir entre la promesse du bonheur et son aspiration Ă  la libertĂ©.

đŸ‘©Une atmosphĂšre Ă  la Downton Abbey avec une hĂ©roĂŻne forte, attachante, dĂ©terminĂ©e et fĂ©ministe, des personnages secondaires intĂ©ressants, on commence notre histoire en Angleterre dans les annĂ©es 50 et nous allons voyager aux États-Unis en passant par l’Afrique. Une trĂšs belle plume, un bon roman historique.

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