La chambre des diablesses – DUQUESNOY Isabelle

đ 442 accusĂ©s de commerce de sorcellerie.
36 condamnés à mort, dont ma mÚre, brûlée vive.
Sur ordre du roi. Et moi, sa fille, dois-je tout dire pour sauver ma tĂȘte ?
Depuis cinq heures du matin, la foule rassemblĂ©e devant le bĂ»cher piaffe dâimpatience de voir brĂ»ler celle que lâon surnomme « la Voisin ». Son supplice sera le divertissement Ă ne pas manquer. Ordre du roi.
On ne badine pas avec la colĂšre de Louis XIV.
AccusĂ©e de sorcellerie et de crimes atroces, elle repousse le curĂ© qui tente de sauver son Ăąme et sâagite comme une possĂ©dĂ©e.
– Allez tous vous faire foutre !
Et dâun seul coup la fumĂ©e montant vers le ciel emporte les cheveux fondus de la plus redoutable empoisonneuse de Paris.
BientÎt, on soupçonne de complicité sa fille ùgée de vingt et un ans. Ainsi, Marie-Marguerite devra tout dire : livrer les secrets de sa mÚre, révéler ses formules et la liste de ses clients dans la haute noblesse courtisane.
Mais cela suffira-t-il Ă sauver sa tĂȘte ?
đ Je ne suis pas parvenu tout de suite Ă rentrer dans ce roman, cependant j’ai finalement rĂ©ussi Ă apprĂ©cier ce que je lisais, car j’ai appris beaucoup de choses.
La Voisin est une femme grossiĂšre, meurtriĂšre, infidĂšle, bref une femme pour laquelle j’aurais pu avoir de la sympathie et de la compassion, mais au fur et Ă mesure du roman son comportement a fini par me donner froid dans le dos.
L’auteure nous dĂ©crit une Ă©poque de misĂšre, de puanteur, de crasse et d’horreur, pourtant on s’y plonge malgrĂ© tout avec engouement.