
✨ Aucun dieu, aucune guerre ne pourra les séparer.
Après plusieurs siècles de sommeil, les dieux sont à nouveau en guerre. Alors que son frère est parti au front et que sa mère sombre dans l’alcool, la jeune journaliste Iris Winnow tente de maintenir sa vie à flot.
Elle ne trouve de réconfort que dans les lettres écrites à son frère, porté disparu, qu’elle glisse sous sa garde-robe et qui disparaissent mystérieusement. Lorsqu’elle reçoit des réponses anonymes, elle y répond, sans savoir que leur auteur n’est autre que son plus grand rival, Roman Kitt. Alors qu’un lien indéfectible se noue entre eux, Iris accepte une mission au front en tant que correspondante.
Dans un pays où les humains ne sont que les pions de puissances divines, Iris et Roman se font la promesse de continuer à s’écrire. Mais, confrontés aux horreurs de la guerre, leur avenir sera de plus en plus incertain…
✨ Ce qui frappe au premier abord dans ce roman, c’est l’absence de repères temporels : on ne sait pas précisément à quelle époque évoluent les personnages. De plus, il n’y a pas de carte du monde, pourtant fréquente dans les romans de fantasy, ce qui peut s’avérer assez déroutant pour le lecteur. Néanmoins, l’écriture fluide et immersive de l’autrice fait rapidement oublier le manque de repères temporels ainsi que l’absence de carte du monde. J’ai aimé les deux protagonistes, car l’histoire nous permet de ressentir, peu à peu, leurs failles, leurs craintes et leurs espoirs. L’autrice mêle habilement une inspiration historique, rappelant la Première Guerre mondiale, à la rivalité de deux divinités qui structure l’arrière-plan du récit, ce qui pour ma part est une excellente idée car cela donne du poids au récit. Quant à la romance, elle se développe avec douceur et intensité au fil du récit, tandis que la fin laisse le lecteur face à de nombreuses interrogations restées sans réponse. Ce premier tome m’a profondément séduite et m’a donné une réelle envie de découvrir la suite afin d’en connaître le dénouement.