đŸ§œâ€â™€ïž La sirĂšne, le marchand et la courtisane  » – Imogen Hermes Gowar

đŸ§œâ€â™€ïž Un soir de septembre 1785, on frappe Ă  la porte du logis du marchand Hancock. Sur le seuil, le capitaine d’un de ses navires. L’homme dit avoir vendu son bateau pour un trĂ©sor : une crĂ©ature fabuleuse, pĂȘchĂ©e en mer de Chine. Une sirĂšne. Entre effroi et fascination, le Tout-Londres se presse pour voir la chimĂšre. Et ce trĂ©sor va permettre Ă  Mr Hancock d’entrer dans un monde de faste et de mondanitĂ©s qui lui Ă©tait jusqu’ici inaccessible. Lors d’une de ces fĂȘtes somptueuses, il fait la connaissance d’Angelica Neal, la femme la plus dĂ©sirable qu’il ait jamais vue
 et courtisane de grand talent. Entre le timide marchand et la belle scandaleuse se noue une relation complexe, qui va les prĂ©cipiter l’un et l’autre dans une spirale dangereuse.
Car les pouvoirs de la sirĂšne ne sont pas que lĂ©gende. AveuglĂ©s par l’orgueil et la convoitise, tous ceux qui s’en approchent pourraient bien basculer dans la folie


đŸ§œâ€â™€ïž Pour ma part, j’y ai davantage vu un roman historique qu’un vĂ©ritable rĂ©cit fantastique. L’histoire nous plonge dans le Londres de 1785, avec une atmosphĂšre particuliĂšrement rĂ©ussie : on ressent les rues animĂ©es, les salons Ă©lĂ©gants, les tavernes bruyantes, les odeurs du port et les forts contrastes sociaux. L’ensemble est immersif et trĂšs vivant. On y dĂ©couvre surtout deux personnages centraux. Angelica, brillante, ambitieuse et pourtant vulnĂ©rable, est sans doute la plus marquante. De son cĂŽtĂ©, Hancock est un marchand sans hĂ©roĂŻsme spectaculaire, mais je l’ai trouvĂ© trĂšs attachant et touchant dans sa simplicitĂ©. Quant Ă  la sirĂšne, mieux vaut ne pas en attendre un personnage flamboyant : elle reste en retrait. L’intrigue progresse par petites touches, davantage sur le plan psychologique que dans le spectaculaire. Ceux qui espĂšrent un grand mystĂšre surnaturel risquent donc d’ĂȘtre un peu déçus.
Cela reste nĂ©anmoins un trĂšs bon roman historique, immersif, portĂ© par des personnages complexes et une rĂ©flexion intĂ©ressante sur le pouvoir et l’ascension sociale.

Laisser un commentaire